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Le 19 juillet 2009

Aluminium en liberté

Aluminium en liberté

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Le sculpteur Florent Cousineau a conçu le garde-fou du pont de la Chevrotière à Deschambault avec des pièces d'aluminium qui s'enchevêtrent pour donner l'effet d'un vent léger sur un champ de blé.

Photo: Le Soleil

Le sculpteur Florent Cousineau est un passionné. Ça se voit, ça s'entend! Avec les ans, Cousineau s'est imposé comme un artiste de l'architecture. À Québec, beaucoup de ses oeuvres en témoignent : La falaise apprivoisée en face de l'édifice du Soleil, Le sentier des baisers de Vanier créé pour le 400e, Les échelles de verre de la caserne des pompiers de Beauport, le stationnement du cinéma Odeon ou Le fil rouge du Palais Montcalm.

Mais Florent Cousineau n'exerce pas exclusivement à Québec, il s'exprime aussi en région. Mercredi, la municipalité de Deschambault, sur la rive nord du Saint-Laurent, inaugurait le Pont du Moulin de la Chevrotière. Un pont-sculpture pour lequel l'artiste a utilisé 30 tonnes d'aluminium. En entrevue au Soleil, Cousineau rappelle que l'oeuvre est un cadeau de la compagnie Alcoa à la municipalité de Deschambault, dont le pont avait été emporté par la crue des eaux en 2005.

 

Le défi de ce projet, explique Florent Cousineau, était d'intégrer de façon harmonieuse le passé et le présent, d'adopter une facture contemporaine tout en respectant le paysage historique du Moulin de la Chevrotière, construit en 1803. Aussi le sculpteur a-t-il choisi de limiter la hauteur des garde-fous composés exclusivement de barres d'aluminium.

Coup de pouce

Des centaines de pièces qu'il a courbées et polies dans le but de réfléchir la lumière et d'évoquer un champ de blé, des herbes hautes se balançant au gré du vent ou encore du bois mal cordé. «Mais peu importe ce que chacun observera, croit l'artiste, mon intention première était de donner du mouvement à la sculpture.» Un foisonnement d'éléments qui ont cette propriété de capter la lumière. Et le soir, grâce à un éclairage subtil créé par Florent Cousineau, le pont se métamorphose et devient mystérieux.

De cette aventure qui sort de l'ordinaire, le sculpteur dit retenir la belle complicité qu'il a établie avec les employés de Pro-Métal plus, une PME de Deschambault. «Tout au long du processus, les gars de l'usine m'ont soutenu, dit-il, et m'ont donné un gros de coup de pouce en adaptant pour mes besoins une de leurs machines à plier. Ce qui m'a évité de courber chaque pièce à la main.»

 

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